La GrOsse mais Belle GEISHA... Haiku et estampes
 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Newsletter

Inscription à la newsletter

Album photos

 
Dimanche 18 février 2007
  • 虻蜂取らず - abu hachi torazu  (ne prendre ni taon ni guêpe) Qui court 2 lièvres à la fois n'en prend aucun

     

  • 雨降って地固まる ame futte ji katamaru
    (après la pluie, le sol devient ferme)  Après la pluie, le beau temps

     

  • 嵐の前の静けさ arashi no mae no shizukesa  Le calme avant la tempête

     

  • 明日の百より、今日の五十
    asu no hyaku yori, kyou no gojuu
    (plutôt cinquante aujourd'hui que cent demain) s

     

  • 頭禿げても浮気はやまぬ
    atama hagetemo uwaki wa yamanu (l'adultère ne cesse pas avec la calvitie)

 

  • 後は野となれ山となれ
    ato wa no to nare yama to nare
    (après, champ ou montagne qu'importe)  Après nous le déluge

     

  • 羹に懲りて、膾を吹く
    atsumono ni korite, namasu o fuku
    (habitué à sa soupe chaude, il souffle sur la salade de poisson cru) Chat échaudé craint l'eau froide

     

  • 馬鹿と子供は正直
    baka to kodomo wa shôjiki
    (les idiots et les enfants sont honnêtes) 

     

  • 塵も積もれば山となる
    chiri mo tsumoreba yama to naru
    (poussières entassées font montagnes)  Les grandes choses se font petit à petit

     

  • 断腸の思い
    danchô no omoi
    (se sentir les entrailles déchirées) 

     

 男子の一言、金鉄の如し
danshi no ichigon, kintetsu no gotoshi
(parole d'homme est comme métal)

 

  • 不言実行
    fugen jikkô
    (parler peu, mais agir)

     

  • 風前の灯火 fûzen no tomoshibi
    (comme la lumière d'une chandelle devant le vent)  Ne tenir qu'à un fil

 

  • 羽根が生えたように売れる
    hane ga haeta yô ni ureru (se vendre comme si des plumes avaient poussé) Se vendre comme des petits pains

     

  • 八方美人は美人でない
    happô bijin wa bijin de nai
    (une beauté dans les 8 directions n'est pas une beauté)

 

  • 鬚の塵を払う
    hige no chiri o harau
    (brosser la poussière de la barbe de quelqu'un) Lécher les bottes de quelqu'un

     

  • 人は見かけによらぬもの
    hito wa mikake ni yoranu mono
    (les gens ne sont pas ce qu'ils paraissent)

     

  • 本末転倒
    hon-matsu tentô
    (intervertir le fondamental et le secondaire)

     

  • 臍を噛む hozo o kamu
    (mâcher le nombril) S'en mordre les doigts

     

  • 百聞一見に如かず
    hyakubun ikken ni shikazu
    (mieux vaut voir une fois que d'entendre cent fois)  

     

  • 一難去って、又一難
    ichinan satte, mata ichinan
    (un malheur passe, un autre arrive)

     

  • 因果応報
    inga ôhô
    (même cause, même effet)

     

  • 石の上にも三年
    ishi no ue ni mo san nen
    (trois ans, même assis sur une pierre)  

     

  • 以心伝心
    i-shin den-shin
    (un coeur parle à un autre coeur)

     

  • 一石二鳥 isseki nichô
    (abattre 2 oiseaux avec une pierre)  Faire d'une pierre deux coups

     

  • 一寸先は闇
    issun saki wa yami
    (un pouce en avant c'est l'obscurité - l'avenir est caché)

 

  • 言わぬは言うに優る
    iwanu wa iu ni masaru
    (Ne pas dire est mieux que dire)

     

  • 壁に耳あり、障子に目あり
    kabe ni mimi ari, shôji ni me ari
    (les murs ont des oreilles, les portes coulissantes en papier des yeux)

     

  • 蛙の子は蛙
    kaeru no ko wa kaeru
    (le petit d'une grenouille est une grenouille)

     

  • 蝸牛角上の争い
    kagyû kakujô no arasoi
    (une querelle sur les cornes d'un escargot)  Une tempête dans un verre d'eau

     

  • 艱難汝を玉にす
    kan-nan nanji o tama ni su
    la difficulté vous transforme en bijou

 

  • 犬猿の仲
    ken-en no naka
    (comme chien et singe)  Etre comme chien et chat

     

  • 恋は盲目
    koi wa mômoku  L'amour est aveugle

     

  • 恋は思案の外
    koi wa shian no hoka
    (l'amour est au-delà de la raison)

 

  • 虎穴に入らずんば虎児を得ず
    koketsu ni irazunba koji o ezu
    (si l'on n'entre pas dans la tanière du tigre, on ne peut atteindre ses petits)

 

  • 苦あれば楽あり
    ku areba raku ari (s'il y a peine, il y a plaisir)

     

  • 負けるが勝ち
    makeru ga kachi
    (la défaite est une victoire)

     

  • 待てば海路の日和あり
    mateba kairo no hiyori ari
    (qui attend aura beau temps en mer)  Tout vient à point à qui sait attendre

 

  • 目的の為には、手段を選ばず
    mpkuteki no tame niwa, shudan o erabazu
    (quand il s'agit d'atteindre le but, ne pas regarder aux moyens employés)

     

  • 泣き面に蜂
    naki-tsura ni hachi
    (des abeilles sur un visage en larmes)

     

  • 二度あることは三度ある
    nido aru koto wa sando aru
    (ce qui arrive 2 fois arrive 3 fois) 

     

     

  • 己の頭の蝿をおえ onore no atama no hae o oe
    (chassez les mouches de votre propre tête)

 

  • 三人寄れば文殊のちえ
    san-nin yoreba Monju no chie
    (trois personnes ensemble ont la sagesse de Monju)

     

  • 触らぬ神に、祟りなし
    sawaranu Kami ni, tatari nashi
    (les dieux qu'on ne touche pas ne causent pas de malheurs) 

     

  • 世間は広いようで狭い
    seken wa hiroi yô de semai
    (le monde parait grand, mais est petit)

 

  • 知らぬが仏
    shiranu ga Hotoke
    (les ignorants sont comme Bouddha)

     

     

  • 過ぎたるは猶及ばざるが如し
    sugitaru wa nao oyobazaru ga gotoshi
    (trop est comme pas assez)

     

  • 楯の両面を見よ
    tate no ryômen o miyo
    (regarder les deux côtés du bouclier)

 

  • 天才と狂人は紙一重
    tensai to kyôjin wa kami hitoe
    (il n'y a qu'une feuille de papier entre un génie et un fou)

 

  • 鳥なき里の蝙蝠
    tori naki sato no kômori
    (une chauve-souris dans un village sans oiseaux) Au pays des aveugles, les borgnes sont rois

 

  • 月と鼈
    tsuki to suppon
    (différent comme la lune et la tortue)  Différent comme le jour et la nuit

 柳に雪折れなし
yanagi ni yuki-ore nashi
(le poids de la neige ne brise jamais les branches du saule)

 

Dimanche 18 février 2007

Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi ou hōkan, équivalent aux bouffons du Moyen Âge en Europe. Ainsi, les premiers geisha étaient des hommes. Au début de leur intégration aux geisha, les femmes étaient appelées onna geisha (女芸者) (littéralement : geisha femme). Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes.

Les geisha étaient traditionnellement entraînées depuis leur petite enfance. Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha, les Okiya (置屋), qui se chargeaient de les élever et d'assurer leur éducation. Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes, puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement mais aussi pour assurer le remboursement de la dette contractée pour le coût de leur éducation. C'est une forme d'entraînement traditionnelle au Japon et qui perdure encore aujourd'hui, dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer, l'assiste et exécute les tâches ménagères. Cet entraînement dure souvent plusieurs années.

Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts, comme la pratique d'instrument de musique (en particulier le shamisen) et les chants traditionnels, la danse traditionnelle, la chanoyu (cérémonie du thé), l'ikebana (composition florale), la poésie et la littérature japonaise. En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le kitsuke (port du kimono), l'art de la conversation, différents jeux, et l'art de divertir leurs clients.

Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko, elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets. Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie, étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.

Les geisha ne sont pas des prostuées mais plutôt des hôtesses. Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité (un événement appelé « mizuage »), elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients.

Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance. Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire, qui se fait en général vers quinze ans. L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.

Samedi 17 février 2007

LUNE DE L'ETE

Dans la rue marchande
ah ces odeurs qui se mêlent
lune de l'été

Qu'il fait chaud ah qu'il fait chaud
s'écrie-t-on de porte en porte

A peine deux fois
a-t-on desherbé voici
déjà les épis

La cendre il fait tomber
une sardine grillée

Dans ce coin perdu
l'on n'a jamais vu d'argent
ah quel embarras

Longues démesurément
les rapières par ici

Dans l'herbe touffue
les grenouilles vous font peur
pénombre du soir

Cherchant pousses de fuki
la lanterne s'est éteinte
L'éveil à la voie
s'est produit à la saison
des fleurs en bouton

A Nanao en Noto
rude est la vie en hiver

Samedi 17 février 2007

Le renku est aussi une forme classique de la poésie japonaise:
c'est même la forme dont le haïku est dérivé.
Beaucoup moins connu et donc moins pratiqué que le haïku,
le renku (poèmes liés) offre néanmoins des contraintes
et des défis poétiques des plus stimulants.

PREMIERE AVERSE (Moîne Bashô

Même du milan
elle a lissé le plumage
première averse

Une rafale de vent
puis les feuilles se reposent

Mouillant sa culotte
au passage du ruisseau
va de grand matin
Pour écarter les blaireaux
arcs de bambou sont tendus

Porte grillagée
de vigne vierge couverte
et la lune du soir

A personne il n'a donné
de ses poires réputées

A l'encre de Chine
il se plaît à dessiner
au déclin d'automne

Agréables à porter
les chaussons de blanche maille

Tout autour de lui
cependant qu'il ne dit mot
est silencieux

Quand apparaît le village
la conque de midi sonne



 

Samedi 17 février 2007

Shiki Masaoka a débuté dans le monde du haïku en critiquant Basho Matsuo. Il a critiqué de ses haïkus bien connus dans son essai Basho Zatsudan (Variétés sur Basho, 1893). Il n'a pas nié tous les travaux de Basho, mais il a reproché à ses haïkus de manquer de pureté poétique, d'avoir des éléments explicatifs et prosaïques.

La pluie tiède tombe
Sur les broussailles dépouillées.


Étang dégelé.
Une crevette bouge
Dans de vieilles algues.


Un canon roule ses grondements.
Bourgeons d'arbre.


Quelle fraîcheur de l'air.
Un petit crabe, sous la pluie,
Grimpe sur un pin.


Des feuilles de lotus dans l'étang
Bougent sur l'eau.
Pluie de juin.


De la fumée tourbillonne
Après le passage d'un train.
Jeunes feuillages.


La tempête
Durant demi-journée
A rompu la tige de mauve.


On ne voit pas la lune.
Et se lèvent
De grosses vagues.


Au-dessus d'un creux de rocher
Un lierre pend.
Un petit temple.


Le luffa a fleuri.
Je suis une âme
Étouffée de crachats.

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus